« On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste ». Telle était la devise de Gébé dans L’An 01. Aujourd’hui, on est bien obligés d’arrêter. Donc autant réfléchir. Pour que demain soit moins triste.

« On arrête tout, mais on alerte. » C’est mon rôle de député, que je souhaite poursuivre, d’abord aux côtés des soignants, en première ligne : AVS, infirmiers, médecins, n’hésitez pas à m’alerter sur vos soucis, votre service, vos conditions de travail. Mais aux côtés, également, des habitants de mon coin, des salariés, des commerçants : que personne ne soit laissé au bord du chemin.

« On réfléchit, et on écrit. » Quelle leçon tirer de cette pandémie ? Le chacun pour soi ? La guerre de tous contre tous ? Ou, au contraire, la remise en cause d’une économie qui a écrasé la vie ? D’une planète qui tourne à l’envers ? Je vais écrire un bouquin, et je vous invite à le co-rédiger avec moi, en direct, y contribuer, le compléter.

« Et ensemble, c’est moins triste. » Même confinés, il faut continuer à vivre, à lire, à penser, à aimer, à rire aussi. Aussi, on se donnera rendez-vous chaque soir, pour une heure de radio depuis ma cuisine.

Notre état d’esprit, en gros : c’est par temps de crise que se forge l’avenir. Et il n’est pas écrit d’avance : 1929 a donné le nazisme en Allemagne, le New Deal aux Etats-Unis, le Front populaire en France.

A nous de choisir notre chemin pour demain.

Leur folie, nos vies

On en était où ?
Ah oui.
On fonçait vers le gouffre, à vitesse accélérée. La calotte glaciaire fondait, les ours polaires se noyaient, le Mont-Blanc reculait, les oiseaux ne se cachaient même plus pour mourir.
Et soudain, la planète s’arrête.
C’est une crise, avec son cortège de drames.
Mais c’est aussi une fenêtre.
L’occasion d’une bifurcation.
La mondialisation, le tout-marché, c’était « une folie », regrette le président. Et on nous le promet : « Il y aura un avant et un après ».
L’espoir renaît.
La crainte aussi.
Car, déjà, tout repart comme avant, de l’avant, et même pire qu’avant…
L’après se mérite.
L’après est un champ de bataille.
L’après est un combat, contre les forces obscures qui ne renoncent pas.

On arrête, mais on alerte

Durant toute la crise, j’ai reçu de nombreux témoignages de dysfonctionnements. Auxiliaires de vie sociale sans masque ni gel, services d’urgence déjà bondés, animateurs vacataires privés de droits au chômage technique… Ces situations, comme député, je peux m’en faire le relai. En interpellant les autorités, notamment dans mon département, la Somme. En les mettant en lumière, dans mes prises de parole, pour les autres.

Sofi, assistante sociale

“Ma fille et ses ami(e)s sont saisonniers depuis des années. Aucune certitude sur leur salaire fin mars. Ils se retrouvent donc sans logement, sans voiture, sans salaire.” Sofi, assistante sociale, témoigne.

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Cédric, architecte

“L’attitude de Muriel Pénicaud est irrespectueuse et atteste d’une méconnaissance manifeste des travailleurs du bâtiment. Ce ne sont pas des fainéants, mais il ne leur suffit pas de « prendre plusieurs véhicules » pour éviter de se contaminer les uns les autres” Cédric, architecte, témoigne.

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Attention : Cette page, et nos contacts, ne sont pas destinés à traiter des urgences sanitaires, à vous dispenser des conseils médicaux, ou à répondre à vos interrogations. Son seul objectif est de recueillir vos témoignages, et si nécessaire d’alerter les autorités. Si vous avez besoin d’informations ou d’assistance, renseignez-vous sur la page dédiée sur le site du gouvernement : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus ou appelez le 0 800 130 000.

Et ensemble, c'est moins triste

Dans le Décaméron de Boccace, dix jeunes gens fuient la peste à Florence, se réfugient à la campagne, et en profitent pour se raconter des histoires. Eh bien, tous les soirs, on se retrouve dans ma cuisine, on monte une radio, on se donne des nouvelles du front, des conseils de lecture ou de film, on se fait le point sur notre bouquin. Et même, on s’appelle ! « Allô ! député ? »

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