« On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste ». Telle était la devise de Gébé dans L’An 01. Aujourd’hui, on est bien obligés d’arrêter. Donc autant réfléchir. Pour que demain soit moins triste.

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Damien, étudiant

Actuellement étudiant en Master Sciences de l’Océan de l’Atmosphère et du Climat, je devais débuter un stage le 1er avril. La fin de mon cursus de 5 années d’université a basculé dans l’incertitude la plus totale. Je devais effectuer mon stage à Grenoble, résidant actuellement sur Lyon. La panique au sein des universités a été complète puisque le lendemain du premier discours de Macron, nos responsables nous informaient de l’interdiction de nous rendre sur nos lieux de stage, avant de revenir en arrière trois jours plus tard. Le CROUS n’a quant à lui pas perdu son temps, m’informant que la chambre que j’avais réservé n’était désormais plus disponible. J’attends toujours le remboursement. J’apprends finalement un peu plus tard, presque avec soulagement car n’ayant plus de logement à Grenoble, que l’université de Grenoble annule mon stage, n’acceptant même pas le télétravail alors que les conventions étaient pourtant signées. Je comprends leur raison, elle est d’ordre financier : les laboratoires publics n’ont pas beaucoup de moyens et préfèrent donc annuler nos stages plutôt que de nous indemniser un demi-smic. Je suis parmi les chanceux, je ne comptais pas sur cet argent pour assurer ma vie sur les cinq mois de mon stage. Ce n’est pas le cas de tous les étudiants… D’autant que beaucoup se retrouvent coincés dans 12m2 loin de chez eux. Il semble pour le moment que la date de mon stage soit juste repoussée mais je reste dans le flou et le stress le plus total. La validation de mon année dépend de la réalisation d’un stage d’au moins 4 mois et personne ne sait pour l’instant quand nous pourrons reprendre nos activités. C’est pour moi un contre-la-montre.

"Le CROUS n'a quant à lui pas perdu son temps, m'informant que la chambre que j'avais réservé n'était désormais plus disponible. J'attends toujours le remboursement.", Damien, étudiant, témoigne. #Lan01 via @francois_ruffin

Sofi, assistante sociale

“Ma fille et ses ami(e)s sont saisonniers depuis des années. Aucune certitude sur leur salaire fin mars. Ils se retrouvent donc sans logement, sans voiture, sans salaire.” Sofi, assistante sociale, témoigne.

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