« On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste ». Telle était la devise de Gébé dans L’An 01. Aujourd’hui, on est bien obligés d’arrêter. Donc autant réfléchir. Pour que demain soit moins triste.

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Lili, infirmière

Infirmière au sein d’un hôpital de province, je suis particulièrement indignée de la façon dont les choses sont gérées pour faire face à la crise sanitaire du COVID-19. Nous avons l’impression que l’on nous envoie au front et que le camp des “alliés”, nous tire une balle dans le dos.
En effet, nous sommes envoyés sans totale protection s’occuper des patients infectés, aussi, nous avons peur d’être contaminés, et contaminer par conséquent, nos enfants, maris, mais aussi les patients jusque là négatifs au COVID-19.

Le chef des armées nous avait promis des masques mais nous n’avons accès qu’à des masques chirurgicaux pour s’occuper des patients atteints, or, ces masques sont de la “poudre de Perlimpinpin” pour reprendre une expression bien connue des français. Ils filtrent l’air que nous expirons seulement. Et encore, jusqu’à mardi, on nous interdisait de porter les masques avec notamment menace de blâmes si nous dérogions à la consigne, ce qui est insensé.

Dans ces conditions, il semble difficile de gagner cette guerre, je me sens un peu dans la peau de la 7ème compagnie qui partirait en mission.

"En effet, nous sommes envoyés sans totale protection s'occuper des patients infectés, aussi, nous avons peur d'être contaminés, et contaminer par conséquent, nos enfants, maris, mais aussi les patients jusque là négatifs au COVID-19." Lili, infirmière, témoigne. #Lan01 via @francois_ruffin

Sofi, assistante sociale

“Ma fille et ses ami(e)s sont saisonniers depuis des années. Aucune certitude sur leur salaire fin mars. Ils se retrouvent donc sans logement, sans voiture, sans salaire.” Sofi, assistante sociale, témoigne.

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