« On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste ». Telle était la devise de Gébé dans L’An 01. Aujourd’hui, on est bien obligés d’arrêter. Donc autant réfléchir. Pour que demain soit moins triste.

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Malika, agent SNCF

Pendant cette crise sanitaire, les contrôleurs de trains sont les grands oubliés. Personne n’en parle et pourtant, ils sont aussi en première ligne, confinés dans un train où, malgré les recommandations du gouvernement à rester confinés, on compte encore 200 à 300 personnes ! Mais où vont-ils ? Sont-ils vraiment contrôlés ? Les contrôleurs n’ont pas de masques… Juste du gel hydroalcoolique et encore (pas sûr) et des mouchoirs en papier ! Mon mari, face à la situation, a exercé son droit de retrait. De plus, diabétique, il fait partie des personnes à risques. Quant à moi, je travaille au guichet de la gare de Clermont-Ferrand. Ils ont été fermés depuis mardi dernier. Il y a des choses qui me dépassent dans cette situation. Et après avoir prôné le confinement total, voilà qu’on nous demande d’aller aider les paysans à ramasser les fruits et légumes ! On marche complètement à côté de la plaque et, plus, sur la tête. Rien d’étonnant à ce que certains bravent les interdits quand on écoute toutes ces recommandations contradictoires.

"Pendant cette crise sanitaire, les contrôleurs de trains sont les grands oubliés.", Malika, agent SNCF, témoigne. #Lan01 via @francois_ruffin

Sofi, assistante sociale

“Ma fille et ses ami(e)s sont saisonniers depuis des années. Aucune certitude sur leur salaire fin mars. Ils se retrouvent donc sans logement, sans voiture, sans salaire.” Sofi, assistante sociale, témoigne.

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