« On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste ». Telle était la devise de Gébé dans L’An 01. Aujourd’hui, on est bien obligés d’arrêter. Donc autant réfléchir. Pour que demain soit moins triste.

On réfléchit, on écrit

On en était où ?
Ah oui.
On fonçait vers le gouffre, à vitesse accélérée. La calotte glaciaire fondait, les ours polaires se noyaient, le Mont-Blanc reculait, les oiseaux ne se cachaient même plus pour mourir.
Et soudain, la planète s’arrête.
C’est une crise, avec son cortège de drames.
Mais c’est aussi une fenêtre.
L’occasion d’une bifurcation.
La mondialisation, le tout-marché, c’était « une folie », regrette le président. Et on nous le promet : « Il y aura un avant et un après ».
L’espoir renaît.
La crainte aussi.
Car, déjà, tout repart comme avant, de l’avant, et même pire qu’avant…
L’après se mérite.
L’après est un champ de bataille.
L’après est un combat, contre les forces obscures qui ne renoncent pas.