« On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste ». Telle était la devise de Gébé dans L’An 01. Aujourd’hui, on est bien obligés d’arrêter. Donc autant réfléchir. Pour que demain soit moins triste.

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Sophie, infirmière

Je voudrais vous raconter une histoire qui vous montrera à quel point nos dirigeants sont reconnaissants du travail accompli par les soignants en cette période.


Je suis infirmière au CHU de Rouen, je travaille au bloc opératoire. Je travaille en 12 heures 3 ou 4 jours par semaine. Bref, le plan blanc est déclenché ce qui veut dire que des lits sont libérés et pour cela on accueille en bloc opératoire que les urgences vitales. Le personnel est donc mobilisable à tout moment. Normal quoi. Comme on a un peu moins de boulot, on peut être amené a donné un coup de main dans les autres services en cas d’arrivée massive de patients. On nous propose donc de nous donner une journée de repos supplémentaire pour nous “ménager” et pour pouvoir être appelé au cas où. C’est plutôt une bonne idée sauf que, oui il y a toujours un mais quand quelque chose de bien est proposé : cette journée de repos supplémentaire sera perdue si jamais nous ne sommes pas appelé.

Je vous donne un exemple : la semaine prochaine, je devais travailler 4 jours de 12 heures. Or on me met ce que la direction appelle un repos Covid où je pourrais être appelée si besoin. Sauf que si je ne bosse pas cette journée là, je ne ferais que 3 jours et il me manquera donc 12 h que je devrais rattraper à un autre moment de l’année !!!


Alors oui, merci à tous ceux qui soutiennent les soignants en applaudissant au balcon mais j’espère que vous viendrez soutenir tous les salariés lorsqu’il s’agira de défendre leurs droits après cette crise sanitaire qui aura un impact économique énorme sur tous les citoyens du pays.

"Merci à tous ceux qui soutiennent les soignants en applaudissant au balcon mais j'espère que vous viendrez soutenir tous les salariés lorsqu'il s'agira de défendre leurs droits après cette crise sanitaire" Sophie, infirmière, témoigne. #Lan01 via @francois_ruffin

Sofi, assistante sociale

“Ma fille et ses ami(e)s sont saisonniers depuis des années. Aucune certitude sur leur salaire fin mars. Ils se retrouvent donc sans logement, sans voiture, sans salaire.” Sofi, assistante sociale, témoigne.

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