« On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste ». Telle était la devise de Gébé dans L’An 01. Aujourd’hui, on est bien obligés d’arrêter. Donc autant réfléchir. Pour que demain soit moins triste.

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Yves, créateur d’entreprise

Avec Florence, une amie au chômage, nous créons une société citoyenne pour reprendre un commerce de proximité en centre-ville de Privas. Nous avons bataillé depuis 3 mois pour racheter le fonds, reprendre le droit à bail du local, fait accepter les statuts par la CCI et le greffe du TC. Nous avons eu le Kbis le 12 mars, deux jours avant l’ordre de fermeture des commerces, et aujourd’hui impossible de développer, il faut attendre. Le bailleur (office HLM) nous accorde « généreusement » le report et l’étalement du paiement des loyers pendant la période de confinement. Mais ils restent dus. Impossible aussi pour l’instant d’avoir un prêt bancaire…

Comme la société est immatriculée, Pôle emploi considère qu’elle est en activité, donc Florence vient d’être radiée et ne perçoit plus d’indemnités. Comme si Pôle emploi ne savait pas ce qui se passe actuellement… Donc voilà le « plan de soutien de l’économie » du gouvernement : reporter les charges mais ne pas les alléger. Alors que les chiffres d’affaires vont substantiellement s’alléger. Il faut trouver trois mois de trésorerie supplémentaires sans pouvoir développer aucune activité.

Encore des belles déclarations à la télé !

"Nous avons eu le Kbis le 12 mars, deux jours avant l'ordre de fermeture des commerces, et aujourd'hui impossible de développer, il faut attendre." Yves, créateur d’entreprise, témoigne. #Lan01 via @francois_ruffin

Sofi, assistante sociale

“Ma fille et ses ami(e)s sont saisonniers depuis des années. Aucune certitude sur leur salaire fin mars. Ils se retrouvent donc sans logement, sans voiture, sans salaire.” Sofi, assistante sociale, témoigne.

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