« On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste ». Telle était la devise de Gébé dans L’An 01. Aujourd’hui, on est bien obligés d’arrêter. Donc autant réfléchir. Pour que demain soit moins triste.

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Yves, médecin retraité spécialiste pédopsychiatrie

En 1982 : jeune médecin, exerçant en pédopsychiatrie, à l’occasion d’une formation en santé publique, j’anticipais auprès de mes formateurs une diminution drastique prévisible du personnel médical trente plus tard : je me suis fais traiter “d’être angoissé”.

Depuis le début des années 90, la toute puissance des managers (non médicaux) des établissements dans lesquels j’ai travaillé ont commencé à pratiquer des coupes drastiques dans les lits d’hospitalisations, le nombre de personnels soignants (tout en multipliant les postes administratifs car les techniques méthodologiques de calculs des dépenses de soins demandait recueil et traitement de plus en plus d’informations) et le matériel de soins “non immédiatement utiles” afin de « respecter » les fameux T2A (taxation à l’acte). J’ai alors commencé à parler, concernant notre service de santé soit-disant « le meilleur du monde » , d’un système « en voie de sous-développement ».

J’ai arrêté de travailler à près de 70 ans, il y a trois ans, laissant derrière moi la situation désastreuse que l’on connait. J’ai honte de n’avoir pu rien (ou peu) y faire.

"J'ai alors commencé à parler, concernant notre service de santé soit-disant « le meilleur du monde » , d'un système « en voie de sous-développement »." Yves, médecin retraité spécialiste pédopsychiatrie, témoigne. #Lan01 via @francois_ruffin

Sofi, assistante sociale

“Ma fille et ses ami(e)s sont saisonniers depuis des années. Aucune certitude sur leur salaire fin mars. Ils se retrouvent donc sans logement, sans voiture, sans salaire.” Sofi, assistante sociale, témoigne.

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