« On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste ». Telle était la devise de Gébé dans L’An 01. Aujourd’hui, on est bien obligés d’arrêter. Donc autant réfléchir. Pour que demain soit moins triste.

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Z, enseignante

Je suis atterrée d’entendre dans votre émission #4 Mme Fleury parler de télé-travail et de télé-enseignement comme de merveilleuses opportunités que peut-être la crise que nous vivons pourrait susciter.

Il est tellement clair que l’Etat ultralibéral ne demande que cela : éviter que les gens se retrouvent ensemble, parlent ensemble, réfléchissent ensemble. Il faut vraiment relire 1984.

Une population confinée, surveillée, punie quand elle s’aventure hors du champ qui lui est assigné, des humains qui se craignent les uns les autres, des hélicoptères – Orwell n’avait pas imaginé les drones – qui survolent la ville et surveillent le quotidien des gens.

J’essaie en ce moment de faire travailler mes élèves à distance, parce que c’est mon devoir, et en même temps j’ai parfaitement conscience que si nous sommes trop efficaces dans cet exercice, rien ne s’opposera plus à ce qu’un prof s’adresse à 100, 200, 300 élèves chacun chez soi, sans qu’il soit besoin de les réunir dans des salles de classe. Cauchemar !

"Il est tellement clair que l'Etat ne demande que cela : éviter que les gens se retrouvent ensemble, parlent ensemble, réfléchissent ensemble. Il faut vraiment relire 1984." Z, enseignante, témoigne. #Lan01 via @francois_ruffin

Sofi, assistante sociale

“Ma fille et ses ami(e)s sont saisonniers depuis des années. Aucune certitude sur leur salaire fin mars. Ils se retrouvent donc sans logement, sans voiture, sans salaire.” Sofi, assistante sociale, témoigne.

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